TOROS Maxime Solera et Pablo Aguado triomphent des toros de la Quinta à Arles

De gauche à droite, Pablo Aguado, Maxime Solera et Morante de la Puebla (Photo Anthony Maurin).

Corrida de La Quinta pour l’alternative de Maxime Solera (oreille et oreille), Morante de la Puebla (silence et silence) et Pablo Aguado (oreille et deux oreilles).

Il n’y a pas eu de feria pour le cycle pascal car une journée taurine était finalement organisée en juin. Concernant celle du jour, elle était en lien avec l’ouverture des Rencontres de la photographie et devait également faire vivre un grand moment à un torero local, Maxime Solera. En effet, devant son public, il devait prendre l’alternative face à des toros de La Quinta et avec Morante de la Puebla comme parrain et Pablo Aguado comme témoin. Taux de remplissage des arènes très décevant pour un tel cartel…

Un toro de La Quinta (Photo Anthony Maurin).

Voilà, c’est fait, Maxime Solera est le dernier matador de toros français en date. Il attendait ce moment depuis plus d’un an mais, Covid oblige, ce fut longuet pour le jeune maestro qui a dû rêver 500 fois de cette première faena. Face à son toro de La Quinta, un bravito nommé Lorito, Solera ira chercher l’oreille des gradins, celle qui fait chaud au coeur, celle qui est là pour se mettre en chauffe. On ne retiendra pas grand chose de ce premier duel si ce n’est que Maxime Solera a essayé, encore et toujours. Oreille.

Maxime Solera sur son toro d’alternative (Photo Anthony Maurin).

Après avoir ouvert la course, c’est aussi logiquement lui qui s’est occupé de la fermer. Là encore, Maxime a fait de son mieux pour un grand jour comme celui-là. La pression, la tension, la chaleur, l’émotion… Et ce toro. Une merveille de toro qui s’appelait Cuarterón. Trois belles piques et une noblesse rare. On a même entendu le sacro-saint “Indulto” descendre des gradins mais cela aurait été un peu trop (peut-être). Quoi qu’il en soit, Maxime Solera, sans passer à côté, est parvenu à faire voir toutes les qualités de son opposant mais n’a pas su briller et se mettre en valeur devant. Une oreille après, comme lors de son premier duel, des naturelles à droite. Vuelta al ruedo pour la dépouille du toro et vuelta du mayoral accompagné d’un Maxime auréolé de son premier succès dans la catégorie.

Une tauromachie verticale pour Solera sur son second (Photo Anthony Maurin).

Aïe, Aïe, Aïe… On savait que cela pouvait arriver, c’est arrivé. Evidemment, nul ne criera plus au loup en entendant Morante débarquer. Mais c’est toujours quand on ne l’attend pas qu’il  fait quelque chose. Il é”tait attendu, il n’a rien fait. Lui qui, soi-disant lassé des Juan Pedro Domecq et des Garcigrande, veut se frotter à du bétail plus retors, il y réfléchira un peu plus. Il aura essayé, enfin presque essayé. Non, pas du tout. Au capote, on aura cru le voir à son aise, ralentissant le temps, mais en y regardant de plus près cela reste à voir… Après, on a même cru qu’il allait lui péguer la passe de l’honneur et de la dignité mais non, même pas ! Morante bâcle la chose, prend l’épée au bout d’un instant et hop, c’en était déjà fini.

Morante lors de son premier et court duel (Photo Anthony Maurin).

Deuxième envoi, deuxième déception. Moins grande la déception. Les gradins avaient abandonné mais quand Morante a sorti une série de derechazos. Bon, on ne va pas s’enflammer, rien de fou, mais voilà. Si on pouvait lui reprocher d’avoir précipité la fin de son premier duel, il attendra un peu (mais guère) plus avec celui-là. Em même temps, son second opposant avec un caractère des plus enquiquinants.

Morante un peu plus honnête sur son second (Photo Anthony Maurin).

C’est de Pablo Aguado, l’autre Andalou, qu’est venue la lumière. Une belle entrée en matière au capote et tout le reste suit. Aguado est relâché, il offre des courbes tracées avec précision, il fait ressentir quelque chose, il ouvre une brèche, le public la voit, s’engouffre et adhère. Aguado fait plaisir à retrouver, l’artiste est là, pas ailleurs dans ce cartel. Oreille logiquement attribuée par le palco.

Aguado et son premier La Quinta (Photo Anthony Maurin).

Deuxième combat et deux oreilles à la clé ! Peut-être le meilleur toro de la tarde qui finit donc en beauté par les deux exemplaires les plus réjouissants à voir fouler le sable de l’amphithéâtre romain. Pablo Aguado s’en tire bien en faisant tomber les deux pavillons car son toreo est moins propre, moins inspiré même que lors de son premier duel. Il sait qu’il tien pourtant une bonne chance avec cet excellent cornu. Aguado s’accroche et l’alchimie prend mieux. Aguado sort en triomphe des arènes avec Maxime Solera.

Aguado en combat rapproché (Photo Anthony Maurin).
L’alternative de Maxime Solera (Photo Anthony Maurin).
Maxime Solera (Photo Anthony Maurin).
Pablo Aguado (Photo Anthony Maurin).
Une oreille et la vuelta a titre posthume pour Maxime Solera et l’ultime toro de la course (Photo Anthony Maurin).
Pendant cette fameuse vuelta… Un coq a été donné à la cuadrilla de Maxime Solera (Photo Anthony Maurin).
La sortie en triomphe d’Aguado et de Solera (Photo Anthony Maurin).

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