NÎMES OLYMPIQUE Les raisons du faux-départ de la nouvelle pelouse des Costières

Le sable saute sous les pieds du défenseur dijonnais (Photo Anthony Maurin)

Si les Crocos ont parfaitement débuté leur saison en Ligue 2, on ne peut pas en dire autant de la pelouse du stade des Costières, pourtant changée à l’intersaison et apparue en piteux état contre Dijon. Créditée d’une note moyenne de 10,20/20, elle occupe provisoirement la dernière place du championnat des pelouses. À titre de comparaison, la saison passée, elle s’était classée 15e de Ligue 1 avec une moyenne de 15,81/20. 

Qu’a-t-il bien pu arriver au gazon des Costières ? Entièrement changé en mai en raison d’une prolifération de pâturin annuel, une mauvaise herbe qui apparaît sous forme de tâches claires et qui fragilise le terrain, il affichait un visage terne et sablonneux pour son baptême du feu. Pour Adrien Collongue, son nouveau référent qui succède cette saison à Pierre Habourdin, parti à Nantes, le principal problème de ces dernières semaines est celui de l’arrosage.

“Fin juin, une fuite est apparue au niveau de la pompe, explique-t-il. L’eau remontait jusqu’au parking situé du côté de l’annexe, ce qui provoquait une baisse de la pression au niveau des asperseurs et donc des disparités en terme d’arrosage. Cela a compliqué la pousse du gazon et on a perdu en densité et en uniformité.”

Un gazon brûlé à 90%

Malgré ces difficultés, le jardinier estime “s’être débrouillé” pour “limiter la casse“. Mais à moins de deux semaines du premier match de la saison aux Costières, un nouveau contre-temps vient perturber la préparation du terrain de jeu des Crocos. “La pompe a été changée à ce moment-là sans qu’on soit consultés, avance Adrien Collongue. On a eu une semaine très chaude sans aucun arrosage possible. Résultat, 90% de la pelouse a brûlé.” 

La remise en eau qui intervient moins de dix jours avant la réception de Dijon permet de sauver une partie des pousses mais les pertes sont conséquentes. “C’est d’autant plus dommage que c’est dû à un manque de communication, peste le jardinier. Heureusement, le gazon n’est pas définitivement mort et on a pu jouer le match. Je m’attendais à pire que ça. On a mis du sable au moment du remplacement de la pelouse car cela permet d’aérer le terrain et de favoriser la croissance du gazon. Mais quand celui-ci manque de densité, c’est le sable qui remonte comme on l’a vu contre Dijon.

La canicule, l’ennemi du jardinier

“L’été est une période difficile car la chaleur est notre principal ennemi, poursuit-il. Au-delà de 30 degrés, le graminé stoppe sa croissance. Contre Pau, la pelouse ne sera toujours pas parfaite mais ça devrait être mieux. Ce qui est détruit est toujours long à reconstruire. L’arrosage est enfin optimal et on devrait progresser petit à petit.” 

Pour sa première sortie de la saison, le gazon gardois a obtenu la note moyenne de 10,20/20. Un score médiocre mais qui assure l’essentiel : une accumulation de notes inférieures à 10/20 expose les clubs à des amendes distribuées par la Ligue de football professionnel (LFP) et pouvant aller jusqu’à 50 000€. Après avoir laissé passer l’orage, Adrien Collongue espère désormais être épargné et proposer une pelouse convenable contre Caen, fin août. Avant le retour de températures plus clémentes.

Boris Boutet

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