NÎMES La cathédrale se prépare à de belles festivités

La cathédrale et les décorations de Noël (Photo Anthony Maurin).

Les fêtes de fin d’année approchent et avec elles c’est toute la symbolique de la Noël qui sera mis en scène. À la cathédrale de Nîmes, on s’apprête à vivre une période chargée en festivités.

Le père Luc Mellet, curé de la cathédrale Notre-Dame-et-saint Castor est heureux de retrouver, au moins en partie, l’esprit des fêtes de fin d’année avec en premier lieu les rassemblements qui vont avec. “Malgré les contraintes de la covid, nous nous préparons aux belles fêtes dans la dynamique d’un nouvel évêque qui présidera d’ailleurs la messe de minuit dans la cathédrale de Nîmes. Nous plaçons Noël sous la rencontre du Ciel et de la Terre.” En effet, monseigneur Brouwet, fraîchement arrivé dans le Gard pour remplacer monseigneur Wattebled, sera présent en ces jours spéciaux.

Christian Prades, créateur de la crèche et le père Luc Mellet (Photo Anthony Maurin).

Ce samedi 27 novembre, les jeunes familles iront veiller à la cathédrale pour ouvrir la période de l’Avent, dans l’attente de la Nativité. L’heure est venue d’entrevoir la vie naissante et de la célébrer. À 18h à la cathédrale c’est une veillée et non une messe qui sera donc organisée et qui verra sans nul doute de nombreux enfants participer à l’événement.

Le rendez-vous des lumières

Le lendemain 28 novembre, “c’est le premier dimanche de l’Avent et nous sommes heureux d’accueillir le nouveau co-titulaire de l’orgue de la cathédrale, le jeune et très talentueux Éric Lebrun qui est connu à l’international. Nous discuterons avec la Mairie s’il est possible de créer quelque chose avec l’orgue au conservatoire. Nous avons déjà, les premiers et troisièmes samedis de chaque mois à saint Baudile et à la cathédrale, les concerts qui attirent du monde et qui s’appellent Orgue à Midi.

(Photo Anthony Maurin).

Le 8 décembre, il sera temps d’aller vers Noël à la cathédrale. C’est aussi le jour où la conception de Marie est célébrée, c’est devenu la fête des lumières. “Nous avons rendez-vous sur le parvis de saint Paul à 17h pour le départ de la grande procession à 17h30. Rue de la Madeleine, place de l’Horloge puis place aux Herbes avant d’arriver à la cathédrale pour la procession mariale à 18h. Nous faisons le tour de l’édifice et, quand on passe sur la fontaine de la place du Chapitre, nous avons l’impression de traverser la mer Rouge, cela évoque aussi le baptême…“, poursuit le père Mellet.

Une crèche spéciale

À 18h30 aura lieu la messe solennelle de l’immaculée conception puis, à 19h30, la bénédiction de la crèche au son des galoubets et des tambourinaïres. Enfin, deux autres événements prendront toute leur place dans la chaleur de cette soirée. La grande soupe à l’oignon, offerte par le restaurant La Marmite (on cherche des volontaires pour éplucher les 40 kg d’oignons doux des Cévennes), sera partagée par qui le voudra et se dégustera au rythme des paroissiens amateurs d’accordéon. Dernier rendez-vous, à 20h, où de jeunes chanteurs clôtureront la veillée.

L’étable de la crèche est en cours de construction (Photo Anthony Maurin).

Grand rendez-vous annuel, la crèche. Au coeur de la cathédrale, les santons vont, une fois n’est pas coutume, changer d’aspect. Habituellement provençale, cette année la crèche sera tout autre. Mais les bases resteront les mêmes. “Les santons de Joseph, Marie ainsi que celui de l’âne seront mis en place ce samedi et ils se mettront en route vers Bethléem. Au fil des jours ils changeront d’emplacement. Ils seront dans le chœur et, dans trois semaines, ils arriveront dans la crèche. Cette itinérance est notre marque de fabrique“, assure le curé de la cathédrale.

Qui de mieux pour en parler que son créateur, Christian Prades, qui pourrait bien faire ici son ultime crèche. “Cette année nous serons en Palestine ! Cela fait cinq ans que je fais la crèche provençale, elle est très jolie mais elle est difficile à faire. De plus, elle se ressemble toujours un peu alors nous revenons à l’origine, aux origines, avec une crèche plus authentique divisée en trois tableaux qui forment une sorte de croix.

À droite, le désert palestinien (Photo Anthony Maurin).

Au centre, l’étable, typique, et construite simplement comme les frêles bâtisses de l’époque en Palestine. Un peu de bois, un peu de paille et quelques parefeuilles. À gauche, les petits santons provençaux animeront les lieux, c’est le peuple de Dieu. À travers deux volets qui s’ouvriront vers le monde et des pièces mobiles, le public verra et découvrira les détails des scènes. À droite, la Palestine comme on se l’imagine. Un sol pierreux et sablonneux fait de lattes entrelacées de tonneau sur lesquelles du sable plus ou moins tamisé a été délicatement déposé. Un magistral désert. “C’est conceptuel mais ça fonctionne très bien. Peut-être que cette année les enfants pourront se faire prendre en photo devant l’étable. Jésus ne sera pas dans un berceau mais dans un tissu juif.

Église verte

Dans le même temps mais pour un autre sujet, la cathédrale se met au vert. “Les paroisses de Nîmes s’engagent, depuis plus d’un an, dans la démarche “église verte“. Faire des économies d’énergie, faire attention à la planète…, évoque le père Luc Mellet. Un groupe de réflexion a même été monté sur l’encyclique du pape François avec une idée de l’écologie totale. Dans cette démarche, nous avons organisé plusieurs sorties et nous réfléchissons à comment faire une messe plus écologique, sans plastique ou en tout cas en le limitant car jusqu’à maintenant c’est fou tout ce qu’on jetait à la poubelle sans pouvoir recycler. Dès à présent, nous avons de nouveaux lumignons qui vont réduire énormément nos déchets de plastique. On active l’essai et si ça marche et que ça plaît, nous développerons cela.

Les nouveaux lumignons brûlent entre une et deux heures mais sont moins nocifs et offrent moins de déchets (Photo Anthony Maurin).

Martha connaît la marque irlandaise Saint Killians et l’a fait venir à Nîmes après avoir vu ce que cela donnait à Aix-en-Provence. Dans le Gard, l’église de Goudargues est déjà équipée de ces nouveautés. “Nous proposons ces nouveaux lumignons qui font aussi moins de fumée noire qui pollue et qui limitent les risques d’incendie. Même s’ils ne brûlent qu’1h30 ou 2h, nous pensons que c’est mieux pour la planète et l’intérieur de la cathédrale. L’entreprise nous a mis le matériel à disposition et nous achetons les lumignons chez eux. Ça ne nous coûte pas plus cher mais nous ferons beaucoup moins de gaspillage et de pollution.” Pour rappel, il n’y a pas eu d’incendie dans la cathédrale depuis 1352, alors autant éviter le prochain.

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