LA RÉCAP’ Nîmes Olympique BTP Football Club : retour à l’anormal/Tondre un œuf/Mistral gagnant

À défaut d’arborer la même fantaisie capillaire avec son toupet blanc que celle affichée lors de la célébration de la montée en Ligue 1, le président Assaf a retrouvé le sourire cette semaine (Photo : archives Philippe Gavillet de Peney/Objectif Gard)

Tous les samedis à 19 h, Objectif Gard vous propose un rendez-vous sous la forme d’un flash-back sur les événements, petits ou grands, qui ont ponctué la semaine. C’est parti pour la Récap’ !

Nîmes Olympique BTP Football Club : retour à l’anormal. Tout ça pour ça ! À Nîmes, pour emprunter à l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre, Gary Lineker, “le football est un jeu qui se joue à onze contre onze et à la fin c’est… Rani Assaf qui gagne“. Car à Nîmes en ce moment le foot ne se joue pas sur le rectangle de chlorophylle mais plutôt en coulisse. En effet, après une semaine ponctuée de réunions en tous genres, un calme apparent semble être revenu au sein du NO après que le bras de fer engagé entre l’Association et le président Assaf se soit terminé à l’avantage du dernier nommé. Une victoire à la Pyrrhus qui prend la forme d’un bras d’honneur à l’adresse des présomptueux orgueilleux qui avaient eu l’outrecuidance de lui tenir tête et en sont maintenant réduits à venir à Canossa de crainte de se voir excommunier par le pape du foot nîmois et à repartir penauds, une main devant, une main derrière. De fait, sauf improbable retournement de situation, et puisque personne ne semble en mesure de contrecarrer ses projets et de lui barrer la route – la fameuse histoire du poster contre le pot de fer ! -, l’ex-numéro 2 de Free aura maintenant les coudées franches pour faire… stade ras de celui des Costières, promis aux bulldozers, pour construire SON nouveau stade, SON complexe hôtelier et de bureaux et s’accaparer légalement de la quasi-totalité d’un quartier de Nîmes. À défaut d’en faire un fouriériste familistère (*) social à la Godin (le fabriquant de poêle), l’omnipotent président-investisseur Assaf promet toutefois plusieurs centaines d’emplois pérennes. Et qu’importe au fond que le club évolue la saison prochaine en Ligue 2 et que les jeunes talents du défunt centre de formation agréé se dispersent à droite et à gauche. Après Jean-Paul Fournier, “maire-bâtisseur” revendiqué, Nîmes aura désormais son “président-bâtisseur”. Hâtons-nous de nous réjouir : pendant les travaux les affaires continuent…

* En 1859, Jean-Baptiste Godin décide de construire à Guise (Aisne) un “familistère” ou “palais social”, une sorte de cité idéale dans laquelle les familles de ses ouvriers pourraient mener une existence épanouissante.

Le conseil municipal de Pont-Saint-Esprit  a pris un arrêté municipal (Photo : archives Thierry Allard / Objectif Gard)

Tondre un œuf. Certainement mue par une bonne intention – mais l’enfer en est pavé, selon saint Bernard de Clairvaux -, la municipalité de Pont-Saint-Esprit a pris un arrêté municipal le 25 mai dernier pour limiter les regroupements de personnes dans le centre-ville, qui nuisent à la tranquillité publique. Dans l’idée, il s’agit de lutter contre l’agressivité de certains mendiants regroupés sur la voie publique, parfois avec des chiens pas tenus en laisse, de maintenir la propreté, etc. En résumé : de rétablir le bon ordre républicain et de redonner à la cité la quiétude à laquelle aspirent les citoyens lambda. Soit ! Plus surprenant s’avère le contenu du communiqué de la Mairie pour justifier ce dispositif exceptionnel. On y évoque que lesdites personnes visées par cet arrêté “sont sous l’emprise de produits stupéfiants ou en état d’ébriété” et que les forces de police pourront intervenir, voire verbaliser. Intervenir ? Verbaliser ? Ah bon ! Un peu benoîtement on aurait pu croire qu’il s’agit là d’une des missions naturelles des forces de l’ordre que de verbaliser l’ivresse publique manifeste ou la consommation de stupéfiants. Il faut croire que non et qu’il faille pour cela un arrêté en bonne et due forme. Quant aux potentielles amendes, comme il appert que les personnes visées sont vraisemblablement des SDF désargentés, sauf à vouloir tondre un œuf, leur recouvrement apparaît des plus hypothétiques. Plus curieux encore ! Cet arrêté s’appliquant du lundi au samedi de 14h à 22h, les potentiels fauteurs de troubles auront quartier libre le dimanche. Comprenne qui pourra… (Pont-Saint-) Esprit, est-tu là ?

Les élèves et les membres de la Croix-Rouge ont posé ensemble (photo Norman Jardin)

Mistral gagnant. Une belle approche de la citoyenneté et de l’altruisme désintéressé. Au rang des belles initiatives qui méritent d’être valorisées, on retiendra cette semaine l’épilogue d’un projet mené sur la base du volontariat au sein du lycée professionnel Frédéric-Mistral de Nîmes au bénéfice de la Croix-Rouge. Depuis le début de l’année scolaire, les élèves participant ont collecté divers objets (vêtements, jouets, livres, etc.) pour en faire don à l’organisation caritative. Au total, ce sont pas moins de 80 cartons et 20 sacs qu’ont livré les 22 lycéens impliqués dans cette généreuse action. À noter que les établissements de Marguerittes et de Rodilhan participaient également à l’opération. « Les élèves se sentent engagés et ça les raccroche au système scolaire », concluait Alexandra Solacroup, professeure principale.

Philippe GAVILLET de PENEY

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