FAIT DU SOIR VIDÉO L’association PPRAN veut former des patrouilleurs à cheval professionnels

Jusqu’à 20h ce mardi, les fondatrices ont dû se prêter au jeu des photos. Tous les clichés seront publiés sur les sites EquitAdvise et Jump your hair pour promouvoir l’association. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Toute la journée de mardi, s’est déroulé un shooting photo un peu particulier sur le site du Pont-du-Gard. Ce sont les fondatrices de l’association PPRAN (Patrouilles prévention risques animaliers et naturels) qui ont pris la pose avec leurs chevaux. 

PPRAN est née il y a quelques mois à Marguerittes, fondée par la présidente, Mélanie Albo, et la vice-présidente, Laura Affortit. L’association a pour vocation de former des cavaliers, aussi agents des collectivités territoriales, et leurs montures à la patrouille équestre. Aujourd’hui, il existe bien la Garde montée à cheval, mais pour les gardes en forêt ou en ville, aucun diplôme reconnu n’est disponible.

Et qui dit forêt, dit forcément risque incendie. Ce sont d’ailleurs les violents incendies d’Istres et de Martigues l’an passé qui ont décidé les deux femmes – également anciennes sapeur-pompiers – à lancer leur projet. “Nous sommes sur des régions où le risque incendie est important. On sait qu’à un moment donné, on va y être confronté. Le cheval doit être capable ne pas s’effrayer à l‘approche de bombardiers d’eau par exemple“, explique Laura Affortit.

En plus de surveiller les départs de feu, les patrouilleurs ont pour mission de signaler les dépôts sauvages dans la nature, de rappeler aux marcheurs qu’il ne doivent pas jeter leurs déchets par terre, de surveiller les comportements à risque lors de manifestation ou encore de vérifier que des animaux ne sont pas maltraités…

Pour avoir des duos performants, capables de rester calmes face à tout type de situation, il faut des cavaliers détenteurs au minimum du Galop 6, et des chevaux avec un bon mental. “Ne pas fuir face à un potentiel danger, c’est contre-nature pour un cheval. Tous les chevaux ne sont pas capables de faire des patrouilles“, insiste Laura Affortit. Pour l’instant, l’association PPRAN attend encore son agrément et est en lien avec les différents ministères. Mais le projet est en bonne voie pour lancer cette formation diplômante. Le Gard serait donc le département précurseur pour étrenner le dispositif d’ici quelques temps.

Une vingtaine de chevaux est déjà en cours de dressage. Une fois cette phase terminée, ce sera au tour des cavaliers de se former. Les deux amies sont persuadées de la plus-value que peut apporter le cheval : “Des études montrent que les gens sont plus ouverts à son approche, reçoivent mieux les consignes. Le même agent qui véhiculerait ces directives-là avec la même bienveillance à vélo, en engin motorisé ou à pied, ne serait pas perçu de la même façon.” Un capital sympathie qui ne peut qu’augmenter quand on sait que l’association ne sélectionne que des équidés qui ont été maltraités ou se sont trouvés en urgence boucherie. Et leur offre ainsi une seconde chance.

Mélanie Albo, président de PPRAN, a posé avec son camargue entier de 12 ans, issu de son élevage. (Marie Meunier / Objectif Gard)

C’est tout cela qui a séduit Corine Lamarque, fondatrice du site internet dédié à l’équitation à poney EquitAdvise, et Karine Deschamps, qui a fondé la marque “Jump your hair”, produisant des shampoings pour cheveux et pour crins. Elles ont donc décidé d’initier ce shooting photo au Pont du Gard pour faire connaître l’association gardoise. “On a trouvé ce projet tellement extraordinaire qu’on s’est dit que ces deux femmes avaient besoin d’être mises en valeur. C’est une aventure involontairement féminine, on a le cheval au cœur toutes les quatre et on a uni nos ADN pour promouvoir PPRAN“, conclut Corine Lamarque.

Marie Meunier

Plus d’infos par mail à contact@ppran.eu.

Retrouvez le reportage en vidéo :

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