FAIT DU SOIR Les droits des femmes célébrés dans le Gard

Comme chaque 8 mars, plusieurs initiatives sont organisées pour rappeler que les femmes ont des droits et pour promouvoir l’égalité hommes-femmes.

(Photo Anthony Maurin).

À Nîmes, c’est à un arrêt de bus que Nîmes métropole avait établi son stand. Les élues assistaient à une opération de distribution de fleurs accompagnées d’un flyer « Luttons tous contre les comportements sexistes. » Une opération menée dans le cadre de la campagne « Le respect dans les bus, c’est tous les jours », en partenariat avec Tango, le réseau des transports en commun de l’Agglo. 2 250 tulipes ont été distribuées.

250 à des agents de Nîmes métropole avec un petit mot de Franck Proust, le président qui est aujourd’hui en déplacement au Liban, 300 devant les collèges dans l’après-midi et 1 700 ce matin à un arrêt de bus de la T2. « Elles sont bio et viennent de Mauguio. Nous n’avons pas trouvé de vendeur de fleurs coupées en aussi grosse quantité dans le Gard, mais c’est toujours mieux que les roses du Kenya ! » Les tulipes étaient achetées aux Fleurs du Peras.

Claude de Girardi et Tiphaine Leblond ce mardi matin non loin de l’Esplanade pour la distribution de tulipes (Photo Anthony Maurin).

Tiphaine Leblond, conseillère communautaire, chargée de la promotion de l’Égalité femmes-hommes, et Claude de Girardi, membre du bureau communautaire, déléguée au Transport routier de voyageurs urbains et périurbains, étaient de sortie en ce mardi matin. Les tulipes choisies par l’Agglo, de toutes nuances (rose, rouge, blanche, jaune, orange, violette, etc.) et de saison, sont bio (avec 0 % pesticides) et présentent une belle image locale et environnementale : fleur de printemps, plus original et authentique, et surtout plus éthique que des roses provenant d’ailleurs.

« Même s’il peut survenir des reculs nés de pressions communautaristes, j’ai la conviction que les jeunes peuvent « normaliser » l’égalité entre les sexes par la discussion, le débat, l’échange « sans faire la morale » systématique ; ainsi se créent des liens positifs entre jeunes filles et jeunes hommes, explique Tiphaine Leblond. Être à l’écoute d’abord, pour éviter de préjuger, pour avancer ensemble. Être dans l’action ensuite, au plus près des publics concernés, par le biais de projets concrets, inclusifs et ludiques. Plusieurs seront menés en 2022 notamment auprès des jeunes publics. L’égalité femmes-hommes n’est pas une guerre où il s’agit d’amoindrir un des deux sexes, mais bien un chemin fait d’étapes et de conquêtes humanistes. Je suis très fière de porter ce message et cette politique publique pour notre territoire. »

Des rencontres entre femmes à Pont-Saint-Esprit

À Pont-Saint-Esprit, l’association Les Cerises bleues s’est associée à la sophrologue et thérapeute, Céline Porte, pour organiser des « Rencontres entre femmes » en cette journée du 8 mars. La première s’est déroulée de 14h15 à 16h15 ce mardi à l’Espace de vie sociale de l’association, 1, rue Jemmapes. L’idée c’est d’organiser six ateliers au printemps et six autres à l’automne. « Les femmes peuvent s’y rencontrer, échanger. C’est un cercle de parole. On peut aussi proposer de la sophrologie, de la méditation… tout ce dont elles ont envie », raconte Céline Porte. Les séances sont ouvertes en priorité aux femmes du quartier prioritaire de Pont-Saint-Esprit, mais toutes sont les bienvenues.

À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, l’association Les Cerises bleues à Pont-Saint-Esprit et la sophrologue et thérapeute, Céline Porte, ont organisé la première « rencontre entre femmes » à l’espace de vie sociale. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Cette première séance était aussi un moyen de faire connaissance et d’encourager les femmes à revenir : « Ici, c’est un espace de bienveillance et d’entraide. Pas de jugement, pas de critique », assure Céline Porte. Et Béatrice Redon, la présidente des Cerises bleues d’ajouter : « On peut aussi être un relais en cas de problématiques. Vraiment, on s’adapte à leurs besoins. »

Tout au long de l’année, l’association mène différentes actions pour améliorer le quotidien des personnes vivant en quartier prioritaire de l’enfance jusqu’à un âge plus avancé : loto le vendredi, initiation à l’anglais pour les enfants le mercredi, préparation à l’entretien d’embauche et gestion du stress, atelier « Créa-conte »… La quasi-totalité des projets est financée par la CAF et aussi par des aides dans le cadre de la  »Politique de la ville ». Inscription au 06 76 43 68 63.  

Échanges avec la co-fondatrice de la Nougaterie des Fumades

Près d’Alès, le cercle de femmes  »Un autre reGard », de Gard Entreprises mettait à l’honneur l’entrepreneuriat au féminin sous les traits de Sylvie Dura, cheffe d’entreprise et co-fondatrice de la Nougaterie des Fumades. « D’habitude, je suis plutôt dans le back office et mon mari dans le front office », reconnaît-elle.

Sylvie Dura, cofondatrice de la Nougaterie des Fumades fait déguster le nougat chaud. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Sylvie Dura, cofondatrice de la Nougaterie des Fumades fait déguster le nougat chaud. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Depuis plus de vingt ans, le couple est aux manettes de cette entreprise familiale bien connue dans la région. « Nous n’étions pas du tout dans ce domaine. Mon mari était coureur cycliste et moi j’étais dans la banque. Nous venions de Cannes et nous sommes venus nous installer ici pour ouvrir des chambres d’hôtes. Un jour, un  »Meilleur ouvrier de France » nous a donné une recette de nougat et nous avons commencé à en faire dans la cave de notre maison. »

Et c’est ainsi que l’aventure a démarré. Les Dura s’attachent à fabriquer un produit d’excellence, « un nougat tendre qui ne colle pas aux dents, avec des matières premières de qualité, sans arômes artificiels ni colorants. » Depuis six ans, la fabrique artisanale a déménagé au hameau d’Auzon, toujours à Allègre-les-Fumades, dans une ancienne cave coopérative viticole.

Rassemblement des Soroptimist devant la mairie d'Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Rassemblement des Soroptimist devant la mairie d’Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

À Alès, cette journée du 8 mars s’est achevée par un rassemblement sur le parvis de l’hôtel de ville à l’appel du club Soroptimist. L’occasion pour les femmes présentes de défendre leurs droits : droit à la vie, à l’intégrité corporelle, à la sécurité, l’éducation, au travail, à l’égalité des salaires, etc. « Certains combats semblent porter leurs fruits […]. Mais ce n’est pas le cas partout dans le monde », regrette Ginette Vermogen, présidente du club Soroptimist alésien.

Les cheffes d’entreprise de la CAPEB à l’honneur

La Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB (*) a mis à l’honneur ce mardi 8 mars des femmes qui exercent des fonctions traditionnellement tenues par des hommes. Une cinquantaine de cheffes d’entreprise du bâtiment ou artisanes étaient conviées à une conférence présidée par Christophe Bonnet, président de la CAPEB du Gard à l’hôtel C Suites de Nîmes.

La conférence du CAPEB en honneur aux cheffes d’entreprise (Photo Yannick Pons/Objectif Gard)

La valorisation de la femme cheffe d’entreprise est au coeur du combat mené par ce syndicat. La parole était donc donnée à quatre femmes qui correspondent à une certaine réussite dans le remplacement de leurs homologues masculins. Sarah Daspe, présidente de la commission départementale des femmes de l’artisanat, et Anne-Laure Rousson, présidente des Soroptimist de Nîmes sont venues témoigner sur leur fonctions. « Le personnel, c’est très important. Lorsque mon mari est décédé, si les employés étaient partis, cela aurait été impossible de continuer », explique Catherine Jouve, patronne de la concession Triumph de Nîmes.

La Nîmoise Magdalena Thurin, co-gérante de la société LiFT (Photo Yannick Pons/Objectif Gard)

« Entre 30 et 35 % des entreprises sont dirigées par des femmes dans le monde. Le management, c’est une science. Il y a des outils, des réseaux, des ressources, et des techniques qui peuvent nous aider. Le reste, c’est une question de bon sens et nous, les femmes, avons les mêmes armes que les hommes », lance la Nîmoise Magdalena Thurin, co-gérante de la société de conseil en management LiFT. Les choses évoluent doucement vers une certaine parité. La preuve, « on ne dit plus la femme du boulanger mais on dit la boulangère », lance Christophe Hardy, président de l’Union des Entreprises de Proximité (U2P).

La rédaction

* La Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) est le syndicat patronal représentant l’artisanat du bâtiment. Ses missions : promouvoir, défendre et représenter. Indépendante de la puissance publique, la CAPEB mène alors des missions d’intérêt général depuis 1946.

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