FAIT DU SOIR Expatriée à Budapest, Emeline Martial : une Aubordoise au cœur de l’Euro

Emeline, 24 ans, travaille et vit à Budapest depuis 2020. (photo DR)

Ingénieur qualité pour Schneider Electric à Kunszentmiklós, une localité située au sud de Budapest, Emeline Martial, 24 ans, réside dans la capitale hongroise depuis un an et demi. En ce mois de juin, elle vit au rythme de l’Euro de football. 

Née à Nîmes, Emeline Martial a grandi à Aubord avant de quitter le cocon familial pour ses études d’ingénieur. “Lors de ma dernière année, j’ai eu l’occasion de faire un stage en Hongrie pour Schneider Electric, explique-t-elle. À l’issue de celui-ci, j’ai décroché un contrat de deux ans.”

Dans un pays très patriote, dirigé d’une main de fer par le Premier ministre conservateur Viktor Orbàn, le drapeau magyar s’expose partout. “On ne voit pas vraiment la différence depuis le début de l’Euro si ce n’est que le tramway est lui aussi aux couleurs du pays, témoigne Emeline Martial. Je trouve aussi que les restaurateurs sont beaucoup plus accueillants depuis quelques semaines. Je ne sais pas si c’est la réouverture après la covid ou l’Euro, mais c’est assez flagrant.” 

De l’ambiance et des chambrages

Si Budapest n’a pas vraiment changé ses décors, la ville vit clairement au rythme de l’Euro. “Dans les squares, les jardins publics, les terrasses, il y a des écrans partout, énumère la jeune gardoise. Beaucoup de Français vivent ici, mais il y avait aussi quelques Allemands dans le square où j’étais mardi. Ça se chambrait un peu. Au travail, mon ancien maître de stage est Turc, alors, après les contre-performances de sa sélection, on ne l’a pas raté !”

Après avoir acheté des chaussures tricolores, Emeline Martial s’est procurée un t-shirt de l’équipe de France pour la rencontre face aux Hongrois. Une confrontation qu’elle espérait vivre dans la fan-zone officielle. Mais sur place, une carte d’immunité – l’équivalent de notre pass sanitaire – ou un test PCR était nécessaire. “Je n’ai pas reçu ma carte à temps et il faut payer 60€ pour se faire tester, regrette-t-elle. Je suis retournée dans un square pour voir le match.” 

La Hongrie ouvre le score, Emeline est dépitée. (Photo DR)

Étonnée par la prestation des locaux, l’Aubordoise a longtemps subit dépitée l’après-midi difficile des Bleus. “Sur le but hongrois c’était incroyable, raconte-t-elle. Certains avaient les larmes aux yeux. Et même au coup de sifflet final, tout le monde célébrait le score nul comme une victoire. À chaque ralenti du but c’était la folie. Pour eux, c’est un bel exploit.” Pour les hommes de Didier Deschamps en revanche, c’est une contreperformance qu’il faudra rattraper dans quatre jours, contre le Portugal.

Des places pour France-Portugal

Cette fois, la jeune femme accèdera au stade Puskàs. “C’était un peu la galère pour obtenir des billets, retrace-t-elle. Tout était épuisé dans un premier temps. À la réouverture, j’ai réussi à acheter une place à 125€ en catégorie 1. Ce sera mon premier match des Bleus, jusqu’alors je n’étais allée qu’aux Costières. J’ai hâte, on est plein de potes à y aller.” 

Pour l’occasion, Emeline Martial s’est organisée pour rester toute la journée à Budapest en télétravail afin d’accéder plus tôt à l’enceinte et profiter au mieux de l’ambiance. “J’ai espoir que la France aille au bout de l’Euro mais je me méfie de l’excès de confiance, avance-t-elle. Le Portugal, la Belgique et l’Italie ont l’air d’être de sérieux concurrents.” Encouragée par l’Aubordoise, la France affrontera le premier d’entre eux : le champion d’Europe en titre.

Boris Boutet

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