FAIT DU SOIR Comment la ville de Nîmes se prépare-t-elle à accueillir le Tour de France ?

Dès 3h du matin, ce jeudi, les équipes d’ASO vont construire la ligne d’arrivée devant les 7 collines comme il y a deux ans (Photo Anthony Maurin).

Après trois jours en 2019, le Tour de France revient déjà à Nîmes et dans le Gard pour deux étapes : une arrivée depuis Saint-Paul-Trois-Châteaux et un départ direction Carcassonne. Pendant 24h, la cité des Antonin va vivre au rythme de la Grande boucle et de son impressionnante organisation. Coup d’oeil sur les derniers préparatifs. 

Jean-Paul Fournier commence à connaître par cœur la recette car cette année c’est la cinquième fois que le maire de Nîmes accueille le Tour de France (2004, 2008, 2014 et 2019) depuis sa première élection en 2001. La municipalité se calque sur la configuration réalisée il y a deux ans avec une nouvelle arrivée d’étape sur l’avenue Président Salvadore-Allende demain et un départ devant le parvis des arènes vendredi. Même si la Ville sait faire c’est à nouveau une importante organisation et mobilisation interne à mettre en place.

Du service voirie à la police municipale en passant par les services des sports, des festivités logistiques, du cadre de vie, de l’éducation, de la prévention, de la communication, du protocole et des services techniques, supervisés par la coordination générale… En tout, ce sont plus de 350 agents municipaux qui ont été ou seront sur le pont pour l’occasion. Le cahier des charges imposé par ASO (Amaury Sport Organisation), organisateur du Tour, est lourd avec des critères très précis à respecter en termes d’aménagements du parcours, d’accès et déviations de routes mais aussi la signalisation, l’accueil des véhicules logistiques ou encore la sécurité…

Une enveloppe globale de 750 000 €

Ainsi, 110 policiers municipaux seront déployés 24h/24 les 8 et 9 juillet, accompagnés de 215 agents de sécurité privés, prestataires de services pris en charge par la Ville via un marché public. Ces dernières semaines, c’est surtout au niveau de la voirie que les services se sont activés et que les travaux ont été nécessaires : dépose de terre-plein, démontage de potelets métalliques, dépose de coussins berlinois (ralentisseurs). Des aménagements ont également été effectués pour l’occasion comme la mise en place de séparateurs de chaussée  ou la mise à niveau de l’ensemble des bouches d’égouts.

Pour accueillir le peloton en ville lancé à plus de 60 km/h à l’approche de l’arrivée, la route se doit d’être parfaite. “Sur la route d’Uzès, nous avons réalisé des aménagements permanents au niveau de la Légion car la voirie était cabossée. Ces travaux servent pour le Tour mais surtout pour les Nîmois”, explique Julien Plantier, le premier adjoint. Pour se mettre aux normes au niveau de la voirie, la municipalité investit 500 000 € auxquels il faut rajouter un ticket d’entrée de 250 000 € pour être ville d’arrivée et de départ sur la Grande boucle.

Depuis 20 ans, Jean-Paul Fournier et Christian Prudhomme ont noué des relations très étroites (Photo Corentin Corger)

“On est conscient que c’est un investissement lourd pour la collectivité mais on sait très bien tout l’intérêt d’un point de vue économique et toute l’activité que cela va engendrer pendant deux jours. En période post covid, ce n’est pas anodin que le maire ait souhaité accueillir le tour de France car les retombées directes sont importantes”, détaille Julien Plantier. Les hôtels, les bars, les restaurants et tous les commerces de Nîmes vont en bénéficier. Mais quid de l’impact à long terme ? Difficile à juger car la pandémie est passée par là depuis 2019 mais l’organisation du grand départ de la Vuelta (Tour d’Espagne) en 2017 a eu des effets.

Debout dès 3h du matin pour installer la ligne d’arrivée

“On a constaté une recrudescence de la population hispanique venue découvrir Nîmes dans les mois qui ont suivi”, confie l’ancien adjoint aux Sports. Cette nuit et demain matin, les agents vont positionner toutes les barrières sur le parcours et terminer l’installation de toute la signalétique. Devant la zone commerciale des 7 collines, dès ce mercredi soir, les premiers poids-lourds ASO vont débarquer pour installer la zone d’arrivée. Les premières équipes opérationnelles seront mobilisées à partir de 3h du matin. À quelques centaines de mètres, le Parnasse s’est transformé en centre de presse pour accueillir les journalistes du monde entier.

C’est une grosse machine qui s’implante durant 24h dans la cité des Antonin dont l’équipe municipale en place entretient des relations étroites avec le directeur d’ASO, Christian Prudhomme : “Il y a une relation de confiance depuis 20 ans entre la Ville et ASO. Cette notion de fidélité nous permet d’être intimement lié. Christian Prudhomme considère aujourd’hui Nîmes comme un passage important pour le Tour de France”, conclut Julien Plantier. Des infrastructures montées le matin et aussitôt démontées quelques heures à peine plus tard. C’est ça la magie du Tour de France.

Corentin Corger

Sur le même sujet : 

NÎMES Tour de France : où voir passer les coureurs

TOUR DE FRANCE Le programme des animations prévues à Nîmes les 8 et 9 juillet

GARD Découvrez où passera le Tour de France 2021 les 8 et 9 juillet

 

Cet article FAIT DU SOIR Comment la ville de Nîmes se prépare-t-elle à accueillir le Tour de France ? est apparu en premier sur Objectif Gard.

About the author