FAIT DU SOIR À Saint-Gilles pour découvrir la tauromachie et pour faire la fête

La piste des arènes Émile Bilhau (Photo Archives Anthony Maurin).

L’heure de la feria de la Pêche et de l’Abricot a sonné. En cette fin d’été, Saint-Gilles va vivre au rythme de ses arènes avec trois spectacles taurins, la finale du bolsin de Nîmes métropole, une novillada et une corrida. Tout est fait pour découvrir la tauromachie et pour faire la fête !

Avec l’empresa Toro Pasión de Pierre-Henry Callet et Julien Miletto, les arènes de Saint-Gilles vivent depuis quelques années maintenant des ferias plaisantes emplies de curiosité et de saveurs. Le format de cette feria est enfin fixé et les trois spectacles proposés viennent agrémenter la vie locale de l’aficion.

Saint-Gilles voit large. Soirée landaise, une novillada, une corrida, la finale du bolsin de l’agglo, un village bodegas avec quatre associations, une espace restauration, la fête foraine, le repas festif et caritatif, le concours de l’aigrillade saint-gilloise, la réception des toreros, une cabestria, des encierros, une journée dédiée aux enfants, des groupes de musique, des bandas et des peñas… Il vous reste encore deux jours de fiesta et de spectacles tauromachiques autour des arènes, du village de la feria et du centre ville dans une ambiance conviviale.

Ici novillo de Malaga à la pique l’année dernière. La course 2022 promet aussi de bons moments (Photo Archives Anthony Maurin).

Dans le cadre de la grande journée de la Romeria « Vierge Espérance de Saint-Gilles, la plus grande de France, qui aura lieu ce samedi 20 août sont prévues des animations variées avec au programme une tortilla géante, la bénédiction, le grand défilé camarguais-andalou, la roussataïo, une tienta … Toro Pasión en partenariat avec la confrérie de la vierge Espérance de Saint-Gilles propose une offre exceptionnelle pour cette belle journée festive, tauromachique et caritative.

Dans les arènes, toutes les sensibilités représentées

À ce sujet, une formule au prix de 30 euros est proposée. Elle comprend un grand repas festif et caritatif, une animation inédite avec Los Bomberay de Los cabrera de Triana et la banda Los Pagayos et, enfin, la place pour assister la novillada de la « Chaquetilla d’or » à 17h30 aux arènes.

Christian Parejo a marqué les esprits, ici en août 2021 à Saint-Gilles (Photo Archives Anthony Maurin).

Maintenant que nous y sommes, passons à l’intérieur des arènes. L’aficion aura droit à la figura del toreo sortie reprises en triomphe des arènes de Madrid, Miguel Angel Perera. Elle verra aussi défiler le triomphateur de la dernière San Isidro madrilène qu’est Angel Tellez et pourra encourager un Nîmois qui vient tout juste de faire sa présentation à Madrid, Adrien Salenc. Autre présentation Mais cette fois dans les arènes Émile Bilhau, celle des toros de Juan Manuel Criado. Le vainqueur de la Cape d’Or nîmoise, Solalito, va aussi toréer aux côtés de  Christian Parejo face à des novillos français pour un mano a mano de dernière minute suite au forfait médical de Lalo de Maria.

Commençons par la novillada de la Chaquietilla d’or. Les novillos seront donc français et seront marqués des fers de La Paluna, Pagès-Mailhan, Gallon, San Sebastian, Roland Durand et Fano. Cette course verra la remise d’une part de la Chaquetilla d’or au meilleur novillero mais aussi du prix de la CTEM au meilleur novillo. Face à ces noirs cornus bien connus, trois jeunes qui ne demandent qu’à percer. Solalito sera le chef de lidia. Lui qui vient de s’envoyer avec succès des Miura, lui qui est en forme et prêt à tout sera heureux de ses challengers. Il connaît parfaitement Christian Parejo qui dans une excellente période de son toreo. Cette course s’annonce fort sympathique et généreuse. Un moment à vivre, à coup sûr.

Clément Hargous lors de la finale 2021 du bolsin de Nîmes métropole (Photo Archives Anthony Maurin).

Le lendemain, dimanche, à 11h, place à la finale du bolsin de Nîmes métropole. Un bolsin est un concours réunissant les graines de toreros du territoire. Chaque année à Saint-Gilles les jeunes s’affrontent face à du bétail et le vainqueur reçoit un prix. Là aussi, le spectacle est certes mineur mais les enjeux sont majeurs. Si l’aficion ne va plus soutenir la relève, elle le regrettera car ce sont les meilleurs moments pour nouer une relation avec les toreros.

Un exemplaire Juan Manuel Criado au campo de la ganaderia (Photo Feria de Saint-Gilles).

Mais, évidemment, le gros de la troupe se déplacera avec ferveur pour la grande corrida de l’année. Une surprise ? Bien entendu ! Comme toujours l’empresa fait dans la curiosité, la découverte. Avec la ganaderia de Juan Manuel Criado, connue en Espagne mais inédite dans nos arènes françaises en corrida, l’aficion en aura pour son compte. Que le spectacle soit bon ou pas, au moins, les discussions d’après la course seront animées pour finir la feria en beauté. Devant ces bichos, un monstre en la personne de Miguel Angel Perera, un jeune montant avec Angel Tellez Gomez Marcote et un torero local qui ne démérite jamais, Adrien Salenc.

Miguel Angel Perera est habitué aux grandes arènes comme ici lors de la dernière corrida goyesque en date à Arles. Mais ne vous inquiétez pas, il adore aussi celle de la taille de Saint-Gilles, plus proche du public pour que sa tauromachie glaciale et pleine de sens puisse marquer les esprits (Photo Archives Anthony Maurin).

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