FAIT DU SOIR À Nîmes, le Mas Boulbon est déplacé à Jean-Macé mais les vacances continuent

Au fond, Pépit. À gauche, Nicolas, son directeur adjoint, et à droite, Dominique Guiraud (Photo Anthony Maurin).

Il y a moins de verdure et davantage de goudron. Certes, l’école Jean-Macé n’est pas le Mas Boulbon, mais enfants comme animateurs y passent des vacances heureuses.

En fin de semaine dernière, la journée d’Halloween agitait le centre de loisirs, un site perturbé et bricolé en raison d’un déplacement de dernière minute. Le Mas Boulbon n’a pas été épargné par les intempéries de septembre et les jeunes nîmois qui y étaient inscrits pour les vacances de la Toussaint ont été redirigés vers une école du centre-ville, l’école Jean-Macé située rue Tour de l’Évêque.

Les vastes et verdoyants terrains de jeux du Mas Boulbon (Photo Archives Anthony Maurin).

Un changement de décor radical dû à quelques soucis d’ordre technique. “C’est la fosse septique qui pose problème au Mas Boulbon depuis les inondations… Sans sanitaires, on ne peut pas y recevoir du public en intérieur. Une solution a été trouvée pour que nous puissions tout de même y venir pour faire du poney ou de l’accrobranche car il y a une petite sanisette, mais les enfants se languissent de revenir sur le site“, avoue “Pépit”, le directeur du centre qui porte aussi le nom plus conventionnel de Jean-Albert Lavigne. Dur dur de gérer des enfants qui pensaient passer des vacances dépaysantes dans un cadre idyllique et qui se retrouvent en centre-ville de Nîmes, entre murs de béton et sol en goudron.

Les enfants dans la cour de Jean-Macé, halloween en prime (Photo Anthony Maurin).

En fait, le problème des sanitaires vient d’un marché national et du retard qui va avec. On le sait, le temps des travaux n’est pas celui de l’école et encore moins des centres de loisirs ! En attendant, certains parents qui tenaient particulièrement au Mas Boulbon sont déçus. “Habituellement nous avons 130 enfants pour ces petites sessions de vacances scolaires. Aujourd’hui, c’est notre record à Jean-Macé car nous avons 108 enfants. La deuxième semaine des vacances qui arrive semble être dans la même veine, mais un peu mieux. Parents et enfants se font à ce changement de dernière minute“, poursuit l’excellent directeur Pépit. À Nîmes, douze centres de loisirs accueillent un millier d’enfants pendant les vacances.

L’école Jean-Macé (Photo Anthony Maurin).

Pépit connaît bien son boulot et l’énergie qu’il demande. Heureusement pour lui, comme pour les enfants, les animateurs sont investis et impliqués. D’ailleurs, ce jour-là, un autre centre nîmois vient d’appeler Pépit à la rescousse pour lui demander deux animateurs qui ne sont pas venus. Pépit trouve une solution, une animatrice se sacrifie et file le sourire aux lèvres en lançant : “Ça, ça va te coûter cher ! Tu abandonnes un soldat au champ d’honneur, bravo !” Tout le monde rigole. “Je suis directeur depuis septembre dernier, mais j’étais adjoint depuis 2010. Je suis au centre Boulbon depuis 2005 et j’ai fait tous les postes que l’on peut imaginer dans le secteur, c’est un peu ma deuxième maison“, avoue Pépit qui doit allier management et tact, rigolade et sérieux.

Non, la cour d’école n’est pas la prison des vacances ! (Photo Anthony Maurin).

Revenons à Jean-Macé. “On a dû signer une convention qui lie la Ville à l’école Jean-Macé car nous empruntons les locaux des Alae et, même si nous devons apporter tout notre matériel, nous ne sommes pas tout à fait chez nous. Ce fut très compliqué de bien s’organiser, mais tout va mieux depuis quelques jours. Nous avons quatre salles mises à notre disposition, donc nous avons créé quatre groupes d’enfants. Nous essayons d’être le plus clair du temps à l’extérieur, de bouger, d’aller en centre-ville. Je veux éviter les brassages.

Il faut surtout que les enfants se sentent en vacances, c’est quand même le but avoué des centres de loisirs. Les accueils de loisirs mènent une action sociale, culturelle et éducative, accompagnant le temps libre de l’enfant. Un des principaux objectifs est donc de contribuer à la socialisation de l’enfant par l’apprentissage de la vie de groupe, la mise en pratique d’une citoyenneté active et un positionnement en tant qu’acteur réel de ses loisirs.

“Faire rêver les enfants”

Adapté chaque année, le projet éducatif met en place des actions complémentaires à celles proposées par l’école et la famille. Celles-ci cherchent également à répondre aux besoins et aux attentes de tous les enfants dans les domaines culturels et éducatifs. A côté des activités traditionnelles telles que les grands jeux, les activités manuelles, sportives et culturelles, des animations à thème sont proposées. Aujourd’hui, par exemple, une boum est prévue. Et avec la chorégraphie qui va avec s’il vous plaît !

L’avantage qu’il y a avec cette école, c’est que nous sommes proches de tout mais les enfants nous demandent souvent la date de notre retour au Mas. Nous réussissons à nous approprier les choses, les lieux du centre-ville. On va aux arènes, à la Maison Carrée, je dis aux animateurs de ne pas rester dans la cour, de faire rêver les enfants car une cour d’école en vacances ça reste quand même une cour d’école. On doit leur changer le cadre“, conclut Pépit.

(Photo Anthony Maurin).

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